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Intimité féminine
25 octobre 2021

Dyspareunie : c’est quoi ? Les outils et les solutions.

dyspareunie: douleurs pendant un rapport sexuel

De plus en plus de femmes souffrent de douleurs lors de leurs moments intimes, rendant la pénétration difficile voire impossible…Mais peu en parlent. Beaucoup de tabous entourent les douleurs sexuelles féminines. 20% de femmes sont touchées par la dyspareunie. Mesdames, sachez que vous n’êtes pas seules ! Vous n’êtes pas condamnées à souffrir, il est possible de retrouver une vie sexuelle épanouie. Libérons toutes les vulves et offrons des outils et un accompagnement adapté à toutes les femmes souffrant de douleurs génitales.

Qu’est-ce-que la dyspareunie ?

Cela fait un moment que vous rencontrez des difficultés à faire l’amour avec votre partenaire. La pénétration devenant difficile voire impossible. Vous souffrez de démangeaisons, de brûlures, de tiraillements…mais ne savez pas mettre un nom sur vos symptômes ? C’est de la dyspareunie. La dyspareunie est le terme que l’on utilise pour désigner les douleurs ressenties pendant et après les rapports sexuels. Pour en guérir, il est indispensable de déterminer leurs origines. Certaines maladies sont facilement détectables, liées à une cause comme la mycose, l’épisiotomie, des lésions visibles…Mais les douleurs que vous pouvez ressentir sont souvent causées par un vaginisme ou une vulvodynie ou encore une vestibulodynie. Mais comment les distinguer ?

Le vaginisme, contraction involontaire du vagin.

Le vaginisme : c'est quoi ?

Le vaginisme est un trouble sexuel peu connu mais concerne pourtant un très grand nombre de femmes. Il entraine une contraction involontaire des muscles du périnée rendant difficile voire impossible l’insertion d’un tampon, d’un speculum ou du pénis. Les douleurs liées au vaginisme apparaissent généralement pendant le rapport intime, lors de la tentative de pénétration. C’est lors de celle-ci que l’orifice vaginal va se refermer, comme un spasme involontaire que la femme ne maitrise pas.
Dans un vaginisme, le plus douloureux n’est pas la contracture musculaire en elle-même mais la douleur ressentie en cas de tentative de pénétration dans un vagin « fermé ». La femme rentre alors dans un cercle vicieux : l’appréhension de la douleur déclenche la contracture, provoquant ainsi la douleur. 
Beaucoup de femmes vivent avec le vaginisme, et ont une vie sexuelle active et épanouie sans rapports sexuels avec pénétration. D’autres n’ont pas de rapports avec leur partenaire depuis des années. Certaines arrivent même à avoir des enfants sans pénétrations. Mais sachez mesdames, que c’est un trouble qui se soigne !

Le vaginisme se soigne !

Les femmes atteintes de vaginisme pensent alors que leur vagin est « trop étroit », et qu’il faut l’étirer. Pour guérir du vaginisme, de nombreux traitements sont conseillés. Il faut d’une part retravailler le reflexe des muscles du vagin : « désapprendre » ce reflexe musculaire involontaire, grâce à une rééducation périnéale, de la kiné ou de l’ostéopathie et d’une autre faire un travail psychologique pour libérer d’éventuels blocages sexuels. Ces thérapies sont souvent accompagnées d’exercices à faire chez soi grâce à des dilateurs vaginaux.  Il existe des exercices pour apprendre à contrôler les muscles autour de votre vagin. Mais en quoi consiste ces exercices ? Nous allons tout vous expliquer.

De tailles et diamètres différents, les dilatateurs vaginaux ont pour but de détendre et d’agrandir l’entrée du vagin. Par des exercices réguliers, les dilateurs vont vous permettre de prendre conscience de vos muscles du périnée. Cela va vous permettre de contrôler progressivement la contraction musculaire involontaire.
Voici comment procéder avec les dilateurs. Progressivement, en commençant par la taille la plus petite, appliquez du lubrifiant sur l’entrée de votre vagin et sur le dilatateur. Trouvez la position qui vous convient le mieux : debout une jambe relevée, ou allongée les deux jambes écartées. Vous allez ensuite insérer le dilateur dans votre vagin en faisant une légère pression (vous ne devez pas sentir de gênes ou de douleurs). Laissez le dilatateur à l’entrée de votre vagin et prenez des respirations, détendez-vous. Vous pouvez commencer à faire des petits mouvements de va et vient sans le retirer et répétez ce mouvement 5 fois. Effectuez ensuite lentement des mouvements de rotation vers la droite et vers la gauche pour dilater les tissus de votre vagin.
Nettoyez ensuite le dilatateur à l’eau tiède et au savon. Lorsque vous vous sentez suffisamment à l’aise avec une taille, vous pouvez passer à une taille supérieur. Au début de chaque nouvelle dilatation, nous vous conseillons de reprendre le diamètre précédent pour ne pas vous faire mal. Par exemple, si à votre précédente dilatation, vous avez finis sur le diamètre 3, à votre prochaine dilatation, reprenez le diamètre 2 quelques minutes, avant de reprendre le diamètre 3, pour une dilatation progressive et sans douleurs.

 

La vulvodynie, douleur à la vulve.

La vulvodynie c’est quoi ?

« vulvo » = vulve, « dynie » = douleur : douleur vulve. 
La vulvodynie est une douleur qui se localise sur tout ou une partie de la vulve. Il s’agit de douleurs vulvaires sans lésions réelles, rythmées par des périodes de rémission. La vulvodynie va jusqu’à rendre impossible la pénétration vaginale. La douleur peut aussi se manifester dans d’autres situations. Comme la pratique du vélo, de l’équitation, ou le port de vêtements serrés, de serviettes périodiques, ou tout autre élément qui exerce une pression sur la vulve. Vous pouvez ressentir des brûlures, des échauffements, une irritation, une douleur fulgurante dans la région vulvaire, une sensation de coupure, un déchirement, ou une sensation de lame de rasoir sur la peau…
Ces douleurs peuvent êtres ressenties soit lors des relations sexuelles, soit de manière spontanée, constante et continue dans la vie quotidienne. Elles concernent 5 % des femmes âgées de moins de 25 ans. Toutes classes d’âges confondues, c’est 1 femme sur 6 qui en souffre. Alors mesdames, brisez le silence sur ces douleurs génitales. La vulvodynie n’est pas une « maladie incurable », vous pouvez la soigner. Grâce à un accompagnement adapté, vous retrouverez un confort et une vie sexuelle épanouie.

Vulvae, pour le bien-être et la santé de toutes les vulves.

Beaucoup de femmes souffrent dans le silence…et ne se soignent pas. Mesdames, prenez soin de votre vulve et découvrez Vulvae, la première application « carnet de santé », dédiée à la santé de votre vulve et au soin de vos douleurs vulvaires. Il est grand temps d’agir et de libérer les tabous. Avec Vulvae, vous pourrez bénéficier d’un outil de suivi entièrement personnalisable ainsi qu’une analyse avancée de vos gênes et douleurs ainsi que des facteurs qui y sont associés. Pour avancer dans votre parcours de soins, vous pourrez profiter d’exercices, de recommandations, de conseils adaptés par des professionnels, mais aussi et surtout, d’un soutien quotidien !

Il existe de nombreuses dyspareunies encore très peu connues : la vestibulite vulvaire, la clitoridodynie, le syndrome Lichen Scléreux vulvaire, la sècheresse vaginale, l’infection vulvaire, l’endométriose…Toutes, ont une solution. N’oubliez pas, en parler, c’est entamer la démarche pour se soigner et surtout, aider les femmes qui ne sont pas informées.

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